Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
les chroniques d'Istvan

le mystere des templiers (XVI)

15 Mars 2008 , Rédigé par Istvan Publié dans #Histoire


Le Prieuré de Sion


Le Prieuré de Sion, mentionné pour la première fois en 1956  est une société secrète  fictive ou pas crée Pierre Plantard . Dans une série de documents déposés à la Bibliothèque nationale au milieu des années 1960 et intitulés dossiers secrets d'Henri Lobineau, Plantard présente le Prieuré comme une confrérie remontant à 1009, liée à l'Ordre du Temple  et dont la mission aurait été de préserver le secret d'une descendance cachée des Mérovingiens  pour la restauration d’une monarchie mérovingienne en France 

A priori Le prieuré de Sion est une banale association Loi 1901 depuis 1956, alors que la véritable histoire démarre bien avant cette date.

sion.jpg

Dans sa période moyenâgeuse, c'est Godefroy de Bouillon qui serait l'initiateur du Prieuré de Sion. Il était en croisade à Jérusalem, mais averti d'une éventuelle relation entre la descendance de Jésus et les Mérovingiens, il créa le Prieuré de Sion (nommé après une abbaye construite sur le mont Sion) afin de protéger ce secret. Ainsi, la relation entre Jésus et Marie-Madeleine et leur fille Sarah fait partie des attributions de protection du Prieuré de Sion.
undefined
L'histoire se mélange alors avec celle de l'Ordre des Templiers au début du XIIème siècle. Une scission s'opéra entre les 2 ordres et c'est à partir de ce moment que le Prieuré de Sion entra dans le secret le plus total pour revenir sur le devant de la scène en 1956 avec la création de l'association Loi 1901 par Pierre Plantard et Mr Bonhomme. Pierre Plantard assura le rôle de Grand Maître de 1981 à 1984.

L'objectif de l'association "Prieuré de Sion" est de se porter garant de la légitimité de la descendance Mérovingienne. La personnalité de Pierre Plantard et sa vie sulfureuse ont fait enfler la polémique sur la légitimité du Prieuré de Sion. De nos jours, il est impossible de certifier si le Prieuré de Sion est une supercherie ou une véritable organisation au service d'un des  plus grand secret de l'Eglise.

  • Le dossier secret ou "dossier Lobineau"

 

 Entre 1964 et 1967, plusieurs étranges documents sont déposés à la Bibliothèque Nationale. Ces documents sont essentiellement utilisés comme bases argumentaires d’existence de ce qui est devenu le mythe du mystérieux Prieuré de Sion… dont l'ombre plane tout au long de l'énigme de Rennes-le-Château.

Le première est déposé en janvier 1964, sous le titre"Généalogie des rois mérovingiens et origines  de diverses familles françaises et étrangères de souche mérovingienne". Le document mécanographié est signé d’un certain Henri Lobineau… ce nom est évidemment un pseudo.

Ces documents déposés à la Bibliothèque Nationale de Paris se veulent être les fameux parchemins découverts par l'abbé Saunière dans son église de Rennes le Château.
Il semblerait que le code contenu dans ses documents ouvre la piste de l'énigme.
Henry Lincoln, auteur de "L'Enigme Sacrée" a décrypté un message dans le premier parchemin qui dit :

"A DAGOBERT II ROI ET A SION APPARTIENNENT CE TRESOR ET IL EST MORT

Ces codes seraient des clefs en relation avec des endroits précis de Rennes le Chateau, permettant de progresser sur la piste de l'énigme sacrée.

Mais c'est aussi dans le dossier Lobineau qu'on peut comprendre la motivation de l'abbé Saunière car il aurait été mandaté par le Prieuré de Sion pour trouver les preuves de la véritable relation entre Jésus et Marie-Madeleine. Ce trésor serait les preuves tangibles (le Graal) que Jésus et Marie-Madeleine auraient bien eu une fille, Sarah, dont la descendance aurait une légitimité chez les Mérovingiens.

Aujourd'hui, le Prieuré de Sion existe toujours et c'est Gino Sandri qui en assure le secrétariat, mais l'identité du Grand Maître n'est pas connue.

Le Prieuré de Sion a-t-il réellement existé ? 

Tout commence le 1er juin 1885, jour où un curé, Bérenger Saunière prend ses fonctions à l’église de Rennes le château. L’abbé aurait trouvé le 21 septembre 1891 des parchemins perdus. De plus grâce à des fonds importants dont l’origine est mystérieuse, il restaure l’église qui est consacrée à Marie Madeleine. De nombreuses personnes sont fascinées par le secret qui entoure ce curé. Sa mystérieuse découverte, selon les intéressés, serait de l’ordre d’un trésor symbolique d’une connaissance supérieure d’une réponse à toutes les énigmes.  ils contiendraient la preuve d’une dynastie perdue en France qui aurait été fondée par Clovis en 481. Des historiens ont montré que son dernier représentant était Dagobert II, assassiné en 679. Son fils, Sigebert IV fut sauvé et amené en secret à Renne le château. Ce dernier aurait eut une descendance, la seule qui puisse réellement prétendre au trône. La lignée mérovingienne se serait donc perpétuée dans l’ombre et « le roi perdu » serait parmi eux. L’auteur aurait trouvé ce descendant dont le nom ne sera pas inconnu Pierre Plantard de Saint-Clair.

dagobert.jpg
Les dossiers secrets cités dans le Da  Vinci Code, comme par exemple la liste des vingt six grands maîtres (appelés nautoniers) du Prieuré, existent mais leur contenu est fabriqué de toutes pièces (ce qui a été avoué par Gino Sandri, dernier descendant de Pierre Plantard) et ne correspondent pas à la description donnée dans l’œuvre. Il s’agit en effet de références à des historiens, des spécialistes de généalogie, des manuscrits rares…

Mais le fait que les dossiers soient des faux ne signifie pas forcément que le Prieuré de Sion n’a pas existé. Marie-France Etchegoin et Frédéric Lenoir ont retrouvés les preuves de la fondation du Prieuré : mais ce ne sont pas des archives de plusieurs siècles mais elles datent seulement du 25 juin 1956 ! Le jour où Pierre Plantard a déclaré cette association, lois 1901 au même titre qu’une simple réunion de philatélistes, mais cette fois ci dans le but « d’une entraide des membres ». Le bureau se compose en parti de Pierre Plantard qui ne s’appelle donc pas Plantard de Saint Clair mais simplement Plantard et est dessinateur industriel dans une usine de poêles, à Annemasse.

La principale activité de cette association est de publier un bulletin qui s’appelle Circuit, et se présente comme le « Bulletin d’information et de défense des droits et de la liberté des foyers HLM ». L’appellation Sion serait en fait en rapport avec la montagne du même nom en Haute Savoie plus qu’à l’antique Jérusalem. Il semble jusque là que ce ne soit qu’une association de défense de locataires au nom grandiloquent. Mais ce n’est pas tout, le sous titre de l’association est « C.I.R.C.U.I.T. », mais ces initiales signifient cette fois « Chevalier d’Institution et Règle Catholique Indépendante et Traditionaliste ». A cela s’ajoute des grades dont les noms viennent des francs maçons ou de la maçonnerie anglophone.

C’est ainsi que même si l’on tente d’éclaircir le mystère des origines du Prieuré de Sion, cela reste sombre, pourquoi une simple défense de locataire s’appropriait des noms aussi grandiloquents ?

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article