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les chroniques d'Istvan

Histoire de MONTPELLIER

25 Mars 2008 , Rédigé par Istvan Publié dans #Histoire


Les débuts de la ville au Moyen Âge
 

C'est en 985, dans une donation du comté de Melgueil, qu'apparaît pour la première fois le nom de Montpellier. Le 25 novembre 985, le comte Bernard de Melgueil (Mauguio) octroie au chevalier Guilhem en échange de son dévouement l'ancien territoire situé entre l'antique Voie Domitienne, le Lez, et la Mosson. Ses héritiers construiront sur leur nouveau fief un véritable bourg fortifié, doté d'un château et d'une chapelle qui deviendra la ville de Montpellier.

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Bien plus jeune que ses voisines de la région comme Nîmes, Narbonne, ou Carcassonne, pour la plupart créées à l'époque romaine, la Seigneurie de Montpellier n'est créée qu'au XI eme siècle. Située entre l'Espagneet l'Italie, proche de la Via Domitia et du port de Lattes, la ville connaît rapidement un important développement économique et culturel, attirant doreurs, orfèvres, drapiers et changeurs. Elle devient ainsi un centre d'échanges entre le nord de l'Europe, l'Espagne et le bassin méditerranéen.

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L'agglomération médiévale était constituée par Montpellier sous la seigneurie des Guilhem et par Montpellieret sous la seigneurie des évêques de Maguelone. Une enceinte fortifiée unique (la Commune Clôture) protégeait les deux entités. Deux tours subsistent de cette fortification (la Tour de la Babote et la Tour des Pins).

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Le Consulat - instauration d'une administration municipale quasi républicaine par des « consuls » - marque la fin de la dynastie des Guilhem avec la mort de Guilhem VIII le 9 novembre 1202.

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Au Moyen Age, son église Notre-Dame-des-Tables constitue une étape renommée pour les pèlerins partant vers Saint Jacques de Compostelle. Cet afflux de pèlerins provoque la naissance et l'extension d'institutions charitables et hospitalières. Des médecins juifs et arabes chassés d'Espagne se retrouvent à l'Ecole de Médecine de Montpellier, fondée en 1220 par la cardinal Conrad, légat du pape Honorius III.  (Discussion : Les juifs et les "arabes" (musulmans serait plus exact), n'ont pas été expulsés d'Espagne à cette époque. Les juifs qui n'ont pas voulu se convertir au christianisme ont été expulsés par les rois catholiques fin XVe. Quant aux musulmans, seule une partie des "morisques" de certaines régions d'Espagne - descendants de musulmans convertis depuis plusieurs générations au christianisme - ont été expulsés vers l'Afrique du Nord au cours du  XVII eme siècle. On est donc loin de 1220, époque à laquelle il faut le rappeler, Montpellier était une possession aragonaise (1204-1349). Il semble donc logique que des citoyens aragonais, de quelque religion que ce soit, viennent étudier ou enseigner à Montpellier). La renommée de la plus ancienne faculté de médecine est déjà immense à la fin du XIII eme siècle.

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Placée sous la tutelle des rois d'Aragon après le mariage de Pierre II d'Aragon (1176-1213), roi d'Aragon et comte de Barcelone avec Marie de Montpellier, le 15 juin 1204, la ville connaît son apogée. Pierre II accorde aux habitants les franchises et libertés qu'ils réclament. Leur fils Jacques I er, natif de Montpellier, y entretient une cour brillante.

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Jacques Ier ayant résolu de partager ses États entre ses deux fils Pierre et Jacques, la Seigneurie de Montpellier devient possession de Jacques II, roi de Majorque et comte de Rousiilon en 1276. La ville restera sous tutelle du royaume de Majorque jusqu'en 1349.

En 1289, les Écoles de Médecine et de Droit de Montpellier, réputées comme centres d'érudition ouverts aux pensées juive et arabe, se voient accorder le statut officiel d'Universités par le pape Nicolas IV. Vendue au royaume de Franceen 1349, Montpellier est alors considérée comme la deuxième ville du royaume. Mais au cours de la seconde moitié du XIV eme siècle des épidémies successives déciment plus du tiers de sa population.

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De la Renaissance aux guerres de religion

Au  XV eme siècle, la ville se redresse économiquement grâce à l'activité du port voisin de Lattes et au génie mercantile de Jacques Coeur, grand argentier du roi Charles VII. La Faculté de Médecine de Montpellier bénéficie même, en 1593, de la création d'un jardin des plantes, aujourd'hui le plus ancien de France.

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Après que le siège épiscopal de Maguelone ait été supprimé en 1536, il s'établit à Montpellier. La cathédrale Saint-Pierre est alors construite sur le site de l'église du monastère Saint-Benoît, fondée en 1364. De l’ancien édifice gothique consacré par  Urbain V, pape d’Avignon, ne subsistent que le massif de façade et les deux tours-clochers. Son plan est inspiré du modèle méridional, et des influences avignonnaises sont manifestes, notamment dans la forme et la sobriété des arcs et des supports des colonnes.

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Au XVI eme siècle, la réforme protestante gagne beaucoup d'adhérents et Montpellier devient un bastion du protestantisme. Un des plus beaux temples de l'époque est construit. Mais au cours des décennies suivantes, les guerres de religions entraînent la destruction totale de tous les édifices catholiques situés à l'intérieur des murailles de la ville. La cathédrale Saint-Pierre est la seule à ne pas être détruite, même si elle en souffre durablement.

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En 1572-1576, la ville bénéficie de l’alliance des protestants du Languedoc avec le gouverneur Montmorency-Damville, catholique conciliant. Mais la trahison de ce dernier, qui s’allie au roi en 1576, provoque le soulèvement de la ville qui rejette son autorité.François de Châtillon la défend contre le long siège du gouverneur du Languedoc. Il commence par raser la citadell. Quand la situation devient difficile, il fait une sortie, parcourt les Cévennes et va jusqu’à Bergerac pour recruter des renforts, et réussit à les ramener dans la ville.

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En 1598, l'édit de Nantes désigne Montpellier comme une des places fortes où les cultes protestants sont reconnus. S'en suivent une vingtaine d'années de calme, rompues lors d'une dernière guerre de religion. En 1622, Louis XIII dirige le siège de la ville rebelle, qui capitule au terme d'un pilonnage intense de deux mois. Le règne du roi est rétabli et le retour de la domination  catholique est assuré par l'édit de Fontainebleau de 1685. Depuis, la ville est restée majoritairement catholique.

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Les XVII eme et XVIII eme siècles 

Une fois achevée la pacification de Montpellier, la noblesse, fière de son nouveau statut, fait construire de nombreux hôtels particuliers, particulièrement élégants et dont l’architecture est trés caractéristique du centre historique. L’un des plus beaux, l’hôtel de Guidais, peut être admiré à l’angle Ouest de la promenade du Peyrou. Propriété de la famille Molinier, il n’a pas été sub-divisé. Il fut la résidence de l’avant-dernier Grand Maître de l’ordre de Malte, Hompech, qui y mourût. Le magnifique jardin et la maison typique du classicisme languedocien peuvent être visités.

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La place de le comédie et l’arc de triomphe-Esplanade du Peyrou datent du XVII eme siècle. C’est aussi le cas de la place Jean Jaurès, construite sur le site de l’ancienne église Notre Dame des Tables, détruite au cours des guerres de religion, et de la promenade royale du Peyrou, construite sur ordre de Louis XIV et en son honneur, à l’extérieur des fortifications. Pour alimenter les jardins de la ville, un aqueduc achemine l’eau depuis Saint Clément de Rivière. Élaborée au milieu du XVIII eme siècle par l’ingénieur hentie Pitot; il aboutit au superbe château d’eau qui domine l’esplanade du Peyrou (Giral architecte).

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Jusqu’à la Révolution française, Montpellier est le siège des États du Languedoc.

Au XIX eme siècle 

Le saint patron de Montpellier est Saint Roch, fêté le 16 août . L'emblème de la ville est Notre-Dame-des-tables. Montpellier faisait partie du diocèse de Maguelonne.

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  • 1536 : Le siège de l'évêché est transféré de Maguelonne à Montpellier.
  • 1802 : Montpellier devient diocèse suffragant de Toulouse ;
  • 1822 : Montpellier devient diocèse suffragant d'Albi ;
  • 1877 : adjonction des titres des diocèses d'Agd, Lodève et Saint Pons de Thomières ;
  • 2002 : érection de l’Église de Montpellier en archevêché métropolitain
La cathédrale Saint-Pierre

Le développement de la viticulture au XIXe siècle favorise la constitution de fortunes et se traduit par une métamorphose urbaine considérable.

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L'édification du Palais de Justice et de la préfecture le long de la percée de l'avenue Foch, des églises Sainte-Anne et Saint-Roch, de la gare, la reconstruction du théâtre  aprés l'incendie de 1881 par Cassien Bernard, élève de Garnier ,et le réaménagement total de la place de la Comédie par la même occasion , bordée d'immeubles et de grand magasins haussmanniens en sont les parfaits exemples.

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Le phylloxéra d'abord, et la surproduction viticole ensuite, apportent pour quelques décennies un coup d'arrêt à l'expansion de Montpellier.
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La Seconde Guerre mondiale 

Les bombardements de la ville de Montpellier pendant la Seconde Guerre mondiale :

  • 27 janvier 1944 : bombardement de l'aérodrome de montpellier-Fréjorques.
  • 27 mai 1944 : deuxième bombardement de l'aérodrome.
  • 5 juillet 1944 : bombardement de la gare de triage.
  • 17 aout 1944 : bombardement du pont de Pavie.
  • 24 août 1944 : deuxième bombardement du pont de Pavie.
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M
tu es un vrai guide michelin toi !
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C
magnifique et talentueux reportage!!! bravo...
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I
<br /> Merci !!!<br /> <br /> <br />