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les chroniques d'Istvan

Le paradoxe Chirac part 2

17 Avril 2009 , Rédigé par Istvan Publié dans #Actualité



Des liens privilégiés avec le monde paysan - C'est une tradition à laquelle Jacques Chirac n'a jamais dérogé : la visite au Salon de l'Agriculture où l'ancien président a été reçu cette année par une foule de sympathisants. Normal quand on sait que, pendant 40 ans, il a été le meilleur protecteur des cultivateurs et éleveurs français. Ardent promoteur de la Politique agricole commune, l'ancien président a mené des bras de fer homériques avec l'Union européenne pour maintenir les subventions versées à l'Hexagone. Député de Corrèze dès 1967, ses liens privilégiés avec ce département agricole lui ont permis d'entretenir jusqu'à sa retraite des rapports étroits avec le monde paysan.


Recordman du serrage de mains - "Dans ce pays, tout le monde a serré la main de Jacques Chirac ou connaît quelqu'un qui l'a fait". Prononcée par un ministre en 2003, cette phrase en dit long sur le rapport de l'ancien chef d'Etat au bain de foule. Un rapport quasi-fusionnel qui montre à quel point l'homme aime les contacts spontanés avec les Français. Dans une interview à la télévision russe en 1997, Chirac s'expliquera sur ce penchant : "Moi, je n'aime pas les voitures blindées parce qu'on ne peut pas ouvrir les fenêtres complètement. Or, j'aime avoir le bras dans une fenêtre ouverte. Cela me permet de saluer les gens au passage".


Son retrait de la vie politique - Les analystes en sont convaincus. Si Jacques Chirac est redevenu populaire aujourd'hui, c'est parce qu'il a eu la sagesse, dès qu'il a quitté l'Elysée, de ne plus dire un mot de politique. Une règle de conduite à laquelle l'ancien président n'a jamais dérogé. Non seulement Jacques Chirac ne dit rien sur la gauche, mais il se garde bien de parler de la droite ! Incarnant le consensus parfait, l'homme incarne désormais une neutralité bienveillante qui plaît aux Français.


Ses soucis de santé - L'an passé, à l'âge de 75 ans, Jacques Chirac s'est vu poser un stimulateur cardiaque. L'opération a été un succès, mais il s'agit de la deuxième alerte de santé pour l'ancien président, qui a été victime en septembre 2005 d'un "petit accident vasculaire" cérébral, entrainant son hospitalisation pendant une semaine. Des soucis de santé qui rendent l'homme plus touchant, les Français éprouvant désormais une sympathie particulière pour Chirac.

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C
il faut manger des pommes!
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