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les chroniques d'Istvan

actualite

Pekin 2008 :les JO des droits de l'Homme bafoué

3 Avril 2008 , Rédigé par Istvan Publié dans #Actualité


Trois ans et demi de prison pour le dissident chinois Hu Jia.


Il avait été arrêté en décembre pour avoir dénoncé sur le Net le non-respect par Pékin de ses engagements en faveur des droits de l’homme. Les Etats-Unis et l'Union européenne protestent.



Cette voix, parmi les plus critiques  du régime communiste, avait dénoncé à plusieurs reprises le non-respect par Pékin de ses engagements en faveur des droits de l’homme pris pour obtenir l’organisation des JO. Hu Jia, 34 ans, avait été arrêté en décembre alors qu’il était en résidence surveillée.

Hu Jia était accusé de tentative de subversion du pouvoir de l’Etat pour avoir publié des articles critiques sur Internet et accordé des interviews à la presse étrangère. Le dissident a été condamné jeudi à trois ans et demi de prison et est privé de ses droits politiques pendant un an.

«Cette harmonie et cette prospérité sont fondées sur l’injustice»

En septembre, il avait écrit avec son ami Teng Biao, professeur de droit : «Peut-être que vous viendrez à Pékin au moment des Jeux olympiques. Vous verrez des gratte-ciel, de larges avenues, des installations sportives modernes et des habitants enthousiastes. Ce sera la réalité, mais seulement une partie, comme lorsqu’on regarde un iceberg.» Avant de poursuivre : «Vous ne savez peut-être pas que cet enthousiasme, ces sourires, cette harmonie et cette prospérité sont fondés sur l’injustice, les larmes, l’emprisonnement, la torture et le sang.» Les deux militants concluaient en espérant que «les JO se déroulent dans une Chine libre».

Hu Jia avait été jugé le 18 mars en quelques heures par la première cour intermédiaire de Pékin. A la sortie du tribunal, sa femme Zeng Jinyan, en pleurs, avait déclaré: «C’est injuste. Il a juste publié sur Internet cinq articles qu’il avait écrits et donné deux interviews à la presse étrangère». Son avocat, Li Fangping, a indiqué ne pas savoir si son client ferait appel.

Deuxième condamnation d’un opposant en dix jours

Le Parlement européen, les Etats-Unis et la Commission européenne étaient intervenus en faveur de Hu Jia auprès des autorités chinoises. Et à l’annonce du verdict, l’Union européenne a de nouveau réclamé sa libération. «Nous avons dit très clairement avant le procès qu’il n’aurait jamais dû être arrêté et qu’il devrait être libéré. Ceci reste notre position», a indiqué William Fingleton, porte-parole de la délégation de la Commission européenne à Pékin.

«Nous sommes consternés par cette condamnation», a déclaré pour sa part la porte-parole de l’ambassade américaine à Pékin, alors que le secrétaire au Trésor, Henry Paulson, est en visite officielle dans la capitale chinoise.

La Chine a nié jeudi intensifier la répression contre les dissidents avant les Jeux olympiques. «Nous ne pouvons pas accepter cette accusation. La Chine est un pays de lois. Chacun est égal devant la loi, il ne nous est pas possible d’arrêter l’application de la loi en raison des JO», a déclaré la porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Jiang Yu.

En dix jours, il s’agit de la deuxième condamnation à la prison d’un opposant chinois, après celle de Yang Chunlin, qui avait fait diffuser une lettre ouverte sous le slogan «Nous voulons les droits de l’homme, pas les Jeux olympiques.

(Source Libération)

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JO PEKIN 2008 : la flamme olympique à Paris

2 Avril 2008 , Rédigé par Istvan Publié dans #Actualité


L'idée de l'arrivée de la flamme olympique prévue lundi prochain à Paris a déjà mis le feu à la capitale. Lors d'une conférence de presse organisée à la mairie par Bertrand Delanoë et en présence de Henri Sérandour, président du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) et de nombreux athlètes, Robert Ménard, secrétaire général de Reporters sans frontières (RSF), a pris la parole après les intervenants officiels pour dénoncer le refus du CNOSF d'accepter qu'un deuxième relayeur escorte le porteur de la flamme avec un tee-shirt frappé des cinq menottes en guise d'anneaux olympiques.



«Un tas de choses ne se feront pas dans la bonne entente, a menacé Robert Ménard. S'il y a des incidents sur le parcours, ce sera de votre faute.» Auparavant, le maire de Paris avait fait l'éloge de sa ville, «au service de l'olympisme, du sport et des droits de l'homme», révélant qu'une banderole allait être placée sur l'Hôtel de ville lundi: «Paris défend les droits de l'homme partout dans le monde!»

Par ailleurs, les athlètes ont aussi fait savoir qu'ils s'étaient mobilisés de leur côté. David Douillet, président de la commission des athlètes, a révélé que les sportifs s'étaient mis d'accord pour porter un insigne lors du parcours de la flamme. Le badge qui montre l'attachement des sportifs aux droits de l'homme sera dévoilé vendredi midi au siège du CNOSF, et sera porté avec l'accord du mouvement olympique français qui est prêt à défendre ce choix devant le CIO.

La flamme, elle, partira du premier étage de la tour Eiffel à 12h35 lundi et suivra un périple de 28 km sur 80 relais. Elle rejoindra le stade de Charléty vers 17 heures. (source)


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J.O DE PEKIN 2008

31 Mars 2008 , Rédigé par Istvan Publié dans #Actualité

Le Français Romain Mesnil, vice-champion d'Europe et du monde à la perche, s'est dit favorable vendredi 21 mars 2008 au port d'un ruban vert durant les jeux Olympiques à Pékin, afin de montrer l'attachement des athlètes "au respect des droits de l'Homme"."Suite à la médiatisation tardive du non respect des droits de l'Homme en Chine, je pense qu'une initiative de la part des sportifs aux jeux Olympiques serait la bienvenue", déclare dans un communiqué Mesnil, en faisant référence aux récentes violences au Tibet.


" Il serait par exemple intéressant que les sportifs qui le souhaitent, puissent porter pendant toute la durée des Jeux un ruban vert (couleur de l'espoir) qui montrerait leur attachement au respect des droits de l'Homme et ce, sans connotation politique", ajoute-t-il. "Ce symbole rappellerait que le respect des droits de l'Homme s'insère complètement dans l'esprit olympique. Le but est bien entendu que ce signe respecte la charte olympique."  L'article 51-3 de ce texte dispose qu'"aucune sorte de démonstration ou de propagande politique, religieuse ou raciale n'est autorisée dans un lieu, site ou autre emplacement olympique."

OPPOSÉ AU BOYCOTT

Un porte-parole du Comité international olympique (CIO), joint au téléphone par l'AFP, a déclaré qu'une telle démonstration serait en infraction avec cet article de la charte olympique. Cet accueil réticent réservé par le CIO au projet du perchiste français ne l'a pas refroidi. "Il faut savoir comment on peut contourner le problème", a déclaré samedi Romain Mesnil à l'AFP, qui n'a pas l'intention dans l'immédiat de renoncer à son idée. "Bien sûr que non, a-t-il assuré. Je suis à l'initiative du projet. Il faut voir comment on peut le faire avancer. Ce n'est pas en une réponse rapide que l'on peut régler la question. Je ne comprends pas dans quelle catégorie ils classent cela et pourquoi. Est-ce réellement politique de dire que l'on est attaché aux droits de l'Homme? S'il le faut, on peut juste changer le message."

"Moi, je suis opposé au boycott des Jeux, car cela n'apporte rien", a souligné Mesnil. "En 2001, comme tout le monde, j'ai pensé aux droits de l'Homme dès que la Chine a obtenu l'organisation des Jeux de 2008. Là, avec la médiatisation des récents événements, y aller sans rien faire, ça me gênait au fond de moi." "La Fédération (française d'athlétisme) m'a dit qu'elle était d'accord avec mon idée, mais elle m'a dit que ça n'allait peut-être pas passer au CNOSF (Comité national olympique et sportif français)", a-t-il encore indiqué. "Pour l'instant, nous n'avons pas eu de directive du CNOSF. Le but n'est pas de parler de politique, mais des droits de l'Homme, qui sont une notion très universelle s'incrivant dans l'idéal olympique." (source)

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PEKIN 2008

25 Mars 2008 , Rédigé par Istvan Publié dans #Actualité

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Nouveaux troubles au Sichuan, incident à la cérémonie de la flamme.


Un policier chinois a été tué, plusieurs autres blessés lundi cependant que les autorités chinoises ont assuré que des centaines d'émeutiers s'étaient rendus au Sichuan, province du sud-ouest de la Chine, qui abrite des communautés de Tibétains.

Le policier a été tué lors de troubles dans le district de Garze, a indiqué l'agence Chine nouvelle.

Dans cette même province du Sichuan qui borde l'actuel Tibet administré par la Chine, les autorités ont affirmé que 381 personnes impliquées dans les "émeutes" dans le district de Ngawa s'étaient présentées à la police à midi. Le gouvernement avait fixé un ultimatum qui a expiré la semaine dernière à ceux impliqués dans les troubles pour se rendre. Des manifestations de moines ont commencé le 10 mars au Tibet à l'occasion de l'anniversaire du soulèvement de 1959 contre le pouvoir chinois.

Le 14 mars, des émeutes éclataient à Lhassa avant de se propager aux provinces avoisinantes où vivent des communautés tibétaines. Environ 130 personnes ont été tuées lors de la répression par la Chine de manifestations au Tibet, a affirmé lundi à Dharamsala (Inde) le gouvernement tibétain en exil. Au Népal au moins 400 personnes, dont une majorité de Tibétains, ont été arrêtées lundi lors de trois manifestations distinctes à Katmandou, contre la politique répressive de la Chine au Tibet.

En Grèce à Olympie, des militants de l'association Reporters sans Frontières (RSF) ont réussi à perturber la cérémonie d'allumage de la flamme des jeux Olympiques de Pékin, malgré un important dispositif policier. Trois hommes, dont le secrétaire général de RSF, Robert Ménard, ont tenté de s'approcher de la tribune pendant le discours du responsable chinois du Comité d'organisation des jeux (Bocog), Qi Liu. L'un d'eux a eu le temps de déployer une banderole sur laquelle était inscrit "Boycottez le pays qui piétine les droits de l'Homme". Un autre a crié de derrière la tribune officielle "liberté, liberté". Ils ont été interpellés. "Nous continuerons des actions comme ça jusqu'au 8 août", date de l'ouverture des jeux de Pékin, a promis Robert Ménard, le dirigeant de l'ONG française. Sur les images par la télévision publique grecque Net, on discerne un mouvement de foule vers la tribune, avant que les caméras ne passent en plan serré sur Qi Liu. La télévision chinoise a elle suspendu brièvement la retransmission, sans explication, peu après le début du discours du responsable de Pékin, pour diffuser des images d'archives du site d'Olympie et d'une torche.

Le président du Comité international olympique (CIO), Jacques Rogge, a jugé qu'il ne voyait pas se dessiner d'"élan" sur la scène internationale pour un boycott des jeux. "La plupart des grands dirigeants politiques ne veulent pas de boycott. Bush ne veut pas de boycott, Sarkozy ne veut pas de boycott, Brown ne veut pas de boycott (...). Depuis Washington, la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice a néanmoins appelé la Chine à adopter une politique plus "viable" au Tibet, impliquant un dialogue avec le dalaï lama. Un des proches conseillers du président George W. Bush a rencontré ce week-end l'ambassadeur de Chine aux Etats-Unis pour lui faire part de la "profonde inquiétude" du gouvernement américain devant la "répression" au Tibet. Et le président français Nicolas Sarkozy a appelé à "la retenue et à la fin des violences par le dialogue au Tibet", dans un message à son homologue chinois Hu Jintao.

Peu après la fin de la cérémonie de la flamme, une dizaine de militants de la cause tibétaine, certains barbouillés de peinture rouge, se sont allongés dans une rue d'Olympie, où ils ont chanté des slogans hostiles au gouvernement chinois, avant d'être délogés par la police grecque. Un défenseur de la cause tibétaine, Tenzin Dorjee, responsable de l'association Etudiants tibétains pour un Tibet libre, basée à New York, a été arrêté alors qu'il s'apprêtait à conduire une "action" à Olympie, avant d'être relâché quelques heures plus tard. Quelques milliers de personnes sélectionnées ont assisté à la cérémonie sur le site du sanctuaire antique autrefois dédié à Zeus. La flamme a été transmise au premier relayeur, le Grec médaillé d'argent de taekwondo au JO de 2004 à Athènes, Alexandros Nikolaidis, pour démarrer un périple de 137.000 km à travers les cinq continents.
source

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